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Publié : 6 juin
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L’atelier cinéma-audiovisuel vous présente son court métrage !

Toute l’année, les élèves de l’atelier cinéma-audiovisuel ont travaillé avec l’aide de M.Fauquet à l’élaboration de ce court métrage.

QUELQUES EXPLICATIONS SUR LE COURT-MÉTRAGE

1
Le titre, poétique et mystérieux, nous évoque immédiatement l’œuvre de Lewis Carroll. On y retrouve l’idée du rêve et les personnages d’Alice (en acrostiche), du lapin, de la chenille.

Le Rêve
D’ Adorable
Lapin
Invoquant la
Chenille
Electrique

2
Le film commence dans la réalité (en noir et blanc). Un long couloir, des bavardages et des cris de cour d’école. Une élève vient vers nous. Elle pénètre dans une salle et découvre une jeune fille endormie. Elle s’en approche, saisit un livre posé au sol et commence sa lecture : c’est un livre intitulé Les Rêves.
Un rideau s’ouvre sur l’extérieur pour signifier l’ouverture sur le théâtre d’un rêve. Apparitions et disparitions.

3
La première scène du rêve (en couleurs) évoque l’idée de la chute, de la descente au plus profond de l’esprit de la rêveuse.

"Elle tombait, tombait, tombait. Cette chute ne prendrait-elle donc jamais fin ? "
Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles – Lewis Carroll (1865)

On y retrouve les références à l’œuvre de Lewis Carroll : Alice tombant dans le trou, le lapin, la nature (chants d’oiseaux), la double figure de la rêveuse (son ombre noire projetée sur un mur coloré). L’image du lapin invoquant la chenille électrique évoque le mystère, l’inquiétante étrangeté et la poésie du rêve.

4
La seconde scène du rêve (en couleurs) montre des rêveuses prisonnières courant dans tous les sens, cherchant à sortir d’un labyrinthe imaginaire où les escaliers et les longs couloirs se ressemblent tous.

" Vois-tu, ici, il faut courir pour rester à la même place. "
De l’autre Côté du Miroir " – Lewis Carroll (1872)

Vers la fin de cette scène, on remonte peu à peu des escaliers pour quitter le rêve et revenir à la réalité.

La musique aussi rappelle ce mouvement immobile : un arpège mineur est répété. Il donne une sensation de mouvement par le rythme rapide mais aussi d’immobilité, car il est joué en ostinato jusqu’à la fin, sans modification ni transformation, toujours identique à lui-même. Un contre-chant s’y superpose, donnant un caractère de précipitation et d’urgence. La phrase musicale se termine par une cascade de sons : une chute, une descente.

5
Le retour à la réalité marque le retour au noir et blanc. La lectrice réveille l’élève endormie. Elles quittent la salle et s’éloignent en disparaissant au bout du long couloir, celui de la première séquence du film.